Une initiative intéressante…
Au départ, il y avait My Major Company qui proposait aux internautes de produire de la musique, ce qui a donné naissance à des carrières comme celle du chanteur Grégoire. Un filon était né, et demeurait… à prendre. Ce que beaucoup de professionnels ont compris notamment en montant des associations qui proposent aux internautes de devenir co-producteurs de films moyennant une obole. Le concept me paraissait intéressant car il permettait d’une part à des jeunes gens à l’aube de leur carrière artistique de démarrer plus facilement que leurs aînés, car on sait tous à quel point il est difficile de trouver des financements pour produire des courts-métrages ou « premiers films », mais j’ai aussi des doutes concernant ce mode de production :
Un métier décrédibilisé…
En effet, Producteur est un métier à part entière qui ne s’improvise pas, les internautes, même les cinéphiles les plus avertis ignorent la plupart du fonctionnement du système de production du cinéma français, et je crains de voir arriver les grosses têtes qui se prennent pour des producteurs hollywoodiens ; il m’est important de rappeler que la production n’est pas simplement « je donne mon numéro de carte bleue à un site web et inch’allah ! ». C’est avant tout des responsabilités tant à la réussite de la création du film que tant à l’exploitation du dit-film. Si ces producteurs du dimanche devait se taper le boulot d’un vrai producteur, il se rendrait bien vite compte qu’on est loin du strass et des paillettes.
Les contribuables passent à la caisse une deuxième fois…
Il m’apparaît important et bon de voir si les structures qui font appel aux internautes bénéficient ou pas de « subventions » de municipalités, conseils généraux / régionaux ou venant d’institutions culturelles publiques car il me semble anormal que des structures bénéficiant de ces aides (dont certaines peuvent à elles seules produire une dizaine de courts-métrages) venant de l’argent public puissent oser demander aux internautes (= contribuables) de remettre la main au portefeuille, ce qui nous amène au point suivant.
Manque de contrôle…
Remarque personnelle car ayant moi même participé à ce système à type d’expérimentation pour un court-métrage dont je tairais le nom, il m’a été quasi impossible de prendre connaissance des documents de production (devis, plan de financements, plan des dépenses, plan de bataille…) relatifs à ce film, et ce contrairement à la promesse des « producteurs » de ce court-métrage de jouer la transparence et de tenir informés les internautes au jour le jour via des news-letters et les seules news-letters obtenues étaient un simple mail pour nous avertir de la fin de tournage du film et pour finir un DVD envoyé. Impossible de connaître le bilan financier du films (dépenses réelles, devis définitif du film…)
Quelles solutions pourrait-on proposer pour mettre fin aux abus ?
La première serait d’organiser une sorte de « Grenelle » du cinéma et de l’audiovisuel avec des consultations à un niveau national pendant lesquelles professionnels et public pourront donner leurs avis, idées afin de mettre d’équerre tout ce secteur, repartir sur de bonnes ET NOUVELLES bases, en prenant compte les nouveaux médias, supports, modes de production pour limiter les abus de certains et les escroqueries que des esprits malintentionnés pourraient s’aviser de monter
Les Internautes, et enfin, je confluerais mon article, qui souhaitent participer à la création de films ont tout bonnement oublié que pour participer à la création d’un film est… d’aller dans les salles et arrêter les téléchargements illégaux que l’on trouve sur des plateformes de téléchargement (Megaupload, Rapidshare, Kazaa, E-mule) et les sites de streaming proposant des films visibles gratuitement en ligne, je n‘en citerais pas beaucoup tellement ils sont nombreux.