A+ R A-
Mercredi, 22 Juillet 2009 13:27

Comment devenir maquilleur ? (1ère partie)

Écrit par  Alain Folgoas

 

Vous avez envie de devenir maquilleur, mais vous ne savez pas comment faire. Si vous êtes adolescent, vous vous renseignez auprès du Conseiller d’Éducation de votre collège ou lycée qui vous dira qu’il ne connaît rien d’officiel sur ce métier, mais qu’il y a des écoles privées très chères pour un avenir très incertain. Et pour cause : le métier n’existe pas encore juridiquement, donc officiellement, même s’il existe de fait depuis longtemps au théâtre et au cinéma depuis Méliès. Pourquoi ? Parce qu’il n’existe encore aucun critère administratif ni cursus national commun à toutes les écoles et conduisant à un diplôme national reconnu par l’Etat.

Ce métier, reconnu dans le monde entier, n’a pas encore de statut juridique en France. Il n’est donc pas admis aux registres des Métiers des artisans, ni au Registre du Commerce des sociétés. Il n’est pas davantage admis comme profession libérale, puisque celles-ci n’ont le droit de fournir que des conseils et non des services, exceptées les professions médicales. Autre possibilité, vous êtes un peu plus âgé, vous avez déjà un métier, mais vous voulez en changer. L’ANPE du Spectacle ne vous acceptera pas parce que bien évidemment vous n’avez pas encore les justificatifs nécessaires pour cela.

Alors, comment entrer dans une profession qui n’existe pas ? Je vais vous donner quelques pistes, sans rien pouvoir vous garantir, et vous expliquer les particularités de l’accès à ce métier.

Le statut

Qualification professionnelle et compétences légales

Un maquilleur n’est ni un coiffeur ni une esthéticienne, comme nous l’avons déjà dit dans une précédente chronique. Cela vaut non seulement pour le travail à fournir proprement dit, mais aussi pour la formation et le statut.

La formation en esthétique et en coiffure est commune à toutes les écoles de chacun de ces deux métiers et débouche sur deux diplômes d’état, le Certificat d'Aptitude Professionnelle (CAP) et le Brevet Professionnel (BP). De même qu’un coiffeur, une esthéticienne peut être engagée comme salariée dans un salon ou un institut de beauté ou travailler indépendamment comme artisan. Ces diplômes ouvrent une reconnaissance légale des compétences minimum et donne le droit juridique d’exercer les métiers considérés. Cette reconnaissance protège leur responsabilité civile et les autorise à prendre une assurance professionnelle s’ils créent un problème dermatologique à leur client. Sans ces diplômes, un maquilleur exerçant la coiffure court de graves dangers pour lui même et en fait courir à ses clients ou modèles, car il n’est tout simplement pas assurable.

Dans le cadre réglementairement légal d’une activité salariée sur une production de spectacle, si le contrat liant l'employeur au maquilleur le couvre normalement en cas de problème de maquillage, il ne l'autorise pas juridiquement pour autant à exercer le métier de coiffeur qui nécessite un diplôme officiel reconnu par l'État. En conséquence, tout maquilleur qui exercerait la coiffure sans un de ces diplômes, donc illégalement, pourrait ne pas être couvert par les assurances en cas de problème, et l'employeur serait civilement responsable. En cas de non respect de la législation c'est l'employeur qui assume la responsabilité civile et pénale. Sans contrat d'embauche formel, c'est le maquilleur qui est responsable civilement et pénalement, et en cas d'accident grave cela peut coûter très cher. Sur le plan pénal, on ne doit pas porter atteinte à la santé de la personne sur qui on travaille. Il est aisé de vérifier cette information auprès d'un assureur ou de la Fédération Nationale de la Coiffure. En attendant un éventuel (quoique fort improbable) changement de la législation française actuelle, il va de soi qu'il vaut mieux ne pas accepter les propositions de certaines productions qui voudraient que l'on fasse les deux, s'inspirant de l'Allemagne ou de l'Europe de l'Est où les réglementations professionnelles à ce sujet sont différentes.

Définition du mode de rémunération

En France, le statut juridique professionnel détermine le mode de rémunération et le prix réel du travail. Salarié, pour un salaire brut de 100 € vous percevez environ 80€, mais vous coûterez en fait à l'employeur environ 150 € puisqu'il devra payer des charges sociales, plus le temps payé à son comptable. Artisan, commerçant, libéral, si cela était légal, vous lui feriez une facture ou une note d'honoraire et ça ne lui coûterait rien de plus que les 100€ en question. C'est pour cela qu'il y a de plus en plus de propositions cherchant à contourner la légalité pour abaisser le prix du travail et demandant une facture pour le prix du salaire. Précisons cela clairement.

La seule définition française officielle, actuellement et en attendant une prochaine évolution de cette aberrante situation, est fiscale : le maquilleur est un technicien du spectacle, salarié, à employeurs multiples, en clair: un intermittent du spectacle. Dans le cinéma-spectacle (vivant et audiovisuel), il n'est donc pas juridiquement un "travailleur indépendant" ou "auto-entrepreneur" (prétendu équivalent du free-lance anglo-américain) et il n’est donc pas autorisé à faire des factures (commerciales, artisan ou société), ni des notes d’honoraires (professions libérales). Ceux qui s’y risqueraient tomberaient sous le coup de la loi et devront tôt ou tard subir de lourds redressements d’URSSAF et fiscaux. Sachez qu’en cas de note d’honoraires, le fisc prend 50% du chiffre d’affaire, et c’est à vous de payer vos charges sociales (retraite, assurance maladie et accidents du travail, congés payés, etc… Et, en période d'inactivité professionnelle, chômage, cela ne vous donne aucun droit à percevoir une indemnisation Assedic qui est l'assurance chômage des seuls salariés), sans compter un lourd travail de comptabilité tatillonne, celui-là même que les employeurs voudraient s'éviter. Toutes ces charges déduites, combien vous restera t-il sur la somme modique qu’on vous proposerait dans de telles conditions ? entre 23 et 25% seulement. Vous voyez donc ce qu’il faut demander pour gagner les 100€ dont on voudrait récompenser votre prestation ? 4 fois plus. Jamais on ne vous accordera 400 quand on vous propose 100. Comment donc estimer et faire payer son travail ?

Bien que hors cinéma-spectacle (mais est-ce vraiment "hors spectacle" ?), on veuille que le maquilleur fasse des factures de "travailleur indépendant" (prétendu équivalent du Freelance anglo-américain), à l’évidence, vous avez tout intérêt à ne pas accepter de telles propositions, même si elles sont de plus en plus fréquentes, en photo et mode notamment, et à demander fermement à être payé en salaires, légalement. Pour vous donner davantage de précisions sur les avantages et inconvénients de ce statut, je vous propose ce lien, mais il y en a beaucoup d'autres sur Internet.

Il est donc grand temps qu'enfin un statut juridique national reconnaisse la profession de maquilleur et ses particularités dans ses divers secteurs d'activité, car aujourd'hui, la Loi ne reconnaît que le statut de salarié intermittent et il n'est pas permis d'alterner les statuts de salarié et d'indépendant sans perdre ses droits sociaux. Mais ce n'est pas ici la place de trop développer ce problème. Pour ceux que cela intéresse, je les invite à consulter des spécialistes du droit du travail.

J'ignore malheureusement la situation dans les autres pays francophones où il y a du cinéma. Aussi, si des collègues et amis maquilleurs du Canada, notamment au Québec, de Belgique, de Suisse ou des pays africains pouvaient m'envoyer un topo clair et précis de la situation dans leur pays à cet égard, je pourrais en faire des synthèses et les mettre en ligne ici. Naturellement, ils peuvent aussi la publier directement en commentaire en bas de cette page. Je crois que cela pourrait être intéressant et instructif pour tout le monde.

La Voie Royale et la carte professionnelle

Avant les années 60 et jusque dans les années 70-80, avant la création et l’essor des écoles de maquillage professionnel actuelles, l’accès au métier était réglementé par les textes du Centre National de la Cinématographie, toujours officiellement en vigueur aujourd’hui, et se faisait par ce que l’on appelait alors la Voie Royale : on devait être stagiaire (apprenti, selon les termes des anciennes corporations) sur trois films français de long métrage, puis assistant (compagnon) sur six films français (ou co-productions majoritairement françaises) de long métrage, et de préférence avec un maximum de chefs-maquilleurs différents (on en apprend ainsi davantage qu’avec un seul), avant de pouvoir déposer un dossier de demande de Carte d’Identité Professionnelle de Chef-Maquilleur (Maître) au CNC, vous autorisant légalement à exercer le métier de maquilleur de cinéma. Une dérogation était parfois accordée s’il manquait un assistanat et qu’une occasion sérieuse se présentait. Légalement, elle est toujours exigée dans les productions sérieuses avant de signer un contrat d'engagement comme chef maquilleur.

Ce système existe toujours, et il faut encore en 2009 remplir les mêmes critères pour demander cette fameuse carte professionnelle qui est donc actuellement la seule garantie pour une production d’un minimum de formation du maquilleur responsable – puisque, rappelons-le, les "diplômes" des écoles privées (juridiquement de simples "Certificats de Scolarité") ne garantissent pas un cursus national commun réglementé et ne sont donc pas reconnus par l'État. Elle est obligatoire pour faire un film comme seul maquilleur, mais pas pour être stagiaire ou assistant d’un chef présent sur le tournage.

De plus, puisque nationale, elle est valable dans tous les domaines (LM, CM, téléfilms et séries, théâtre, etc…), même si la loi ne l’exige pas dans tous. Il vaut donc mieux l’avoir. Il n’existe à ce jour pas de carte professionnelle d’assistant maquilleur ni de stagiaire. Elle n’est jamais requise en mode, événementiel ou artistique.

Certains souhaitent voir disparaître les cartes professionnelles, prétextant que cela empêche de travailler (?), mais il me semble que ce ne serait pas juste, ni opportun. Laisserait-on pratiquer un intervention chirurgicale à quelqu'un de non qualifié ou une réparation auto ? Non, certainement pas. Il faut évidemment un minimum de qualification garantie pour faire un film comme maquilleur, comme en cuisine au restaurant ou en comptabilité dans une banque. C'est une sécurité non seulement pour le producteur et le réalisateur, mais aussi pour les acteurs sur la peau desquels le maquilleur travaille, et pour le maquilleur lui-même. Si cette carte disparaissait, comment attester vis à vis des tiers, employeurs divers ou assurances sociales, de la qualification du professionnel ?

Comment faisait-on alors ces fameux 3 stages et 6 assistanats ? Il fallait contacter des chefs-maquilleurs jusqu’à en trouver un qui ait besoin de quelqu’un à ce moment là, et il vous faisait engager par la production. Comme il n’y a pas d’emploi régulier dans ce métier, patience et persévérance étaient indispensables, et le découragement à proscrire.

Malgré les écoles, c’est encore le cas aujourd’hui.

Les écoles

Comme nous l’avons vu, il n’existe pas encore de cursus national commun obligatoire pour toutes les écoles, elles sont donc libres d’enseigner ce qu’elles veulent, comme elles veulent et au prix qu’elles veulent. Néanmoins, vous pouvez vous faire une idée de ce que devrait être un tel cursus minimum (chacun gardant le droit d'enseigner plus en modules supplémentaires) en lisant la chronique précédente : Les différents types de maquillage au cinéma. Pour bien vous préparer au métier de maquilleur de cinéma, vous devriez apprendre à faire tous ces maquillages, à les faire durer toute la journée et donc à les entretenir. En sortant de l'école, naturellement, vous ne pourrez pas encore tout maîtriser car vous ignorerez encore les conditions de la vie de plateau, très différentes du calme douillet d'une salle de classe, mais au moins vous serez capable de suivre et d'aider utilement le chef maquilleur qui vous aura fait venir sur un tournage.

Le prix peut paraître cher, mais il ne l’est que si l’on n'accorde pas de valeur au maquillage - ni aux maquilleurs qui l’enseignent et qu’il faut bien payer - ou si le programme enseigné ne répond pas suffisamment sérieusement aux exigences professionnelles réelles. Il faut donc relativiser cette notion de cherté. De plus, de larges subventions sont accordées par les organismes de formation professionnelle.

Certains élèves se destineront au cinéma-spectacle, d’autres préféreront la mode, la photo ou l’événementiel, aussi les écoles enseignent-elles toutes les disciplines du maquillage, et c’est très bien ainsi car un maquilleur de cinéma doit pouvoir tout faire.

Mais ne rêvons pas : on n’apprend pas tout en trois mois, encore moins en deux semaines de cours du soir. S’il faut deux et trois ans aux coiffeurs et esthéticiennes pour obtenir un diplôme national en deux degrés, pourquoi les maquilleurs auraient-ils besoin de moins de temps pour un programme sérieux et vraiment complet ? Et croyez-moi, il y a beaucoup à apprendre et beaucoup à faire avant d’arriver à un niveau sérieux raisonnable. On ne devient pas maquilleur par caprice orgueilleux, mais par le travail et la patience.

Naturellement, les maquilleurs qui voudront se spécialiser en beauté, mode, mariage ou maquillage artistique, seront moins exposés à devoir faire des vieillissements, blessures ou postiches qu’un maquilleur de cinéma, et si cela leur arrive, ils n’auront pas la même exigence de résultat de qualité pour ce genre de choses que pour l’écran.

Comment choisir son école ?

Pour bien choisir votre école, vous devrez chercher les programmes des cours de plusieurs écoles, vérifier si leurs orientations conviennent à vos aspirations et si les cours sont donnés par des personnes qualifiées, capables de vous transmettre une réelle expérience acquise pendant des années sur le terrain, et non par des maquilleurs qui n’ont jamais fait un film sérieux ou les élèves de l’année précédente comme ça se voit (hélas !) parfois. Vous devrez y trouver des classes, donc des professeurs spécialisés, pour les trois classes principales : le cinéma-spectacle (classe complète, théâtre et TV en font partie, ainsi que les postiches et les prothèses), la mode et la photo, le maquillage artistique ou body-painting. Depuis quelques années, la technique de l’aérographe est employée dans divers domaines avec des produits de diverses natures, il sera donc bon de vous assurer que son enseignement vous sera également prodigué.

Naturellement, il est indispensable que vous soient enseignées des bases solides de cosmétologie, d’hygiène et sécurité pour l’usage des produits d’effets spéciaux, d’histoire du maquillage et des modes (coiffures et poil facial), d’histoire du Théâtre et du Cinéma. Il est souhaitable de savoir dessiner, au moins un peu, et indispensable d'apprendre à sculpter, modeler et mouler pour les prothèses. La connaissance de langues étrangères, notamment l'anglais, est un plus quasiment indispensable.

Si vous choisissez l'option cinéma, vérifiez qu'on ne gaspillera pas votre temps sur des matières peu utiles : passer du temps sur les postiches et les petites prothèses est plus utile que sur le body-painting, par exemple. Sinon, vous devrez faire des stages de formations complémentaires à vos frais.

Vérifiez aussi si le matériel est fourni ou à vos frais et la durée des cours.

Aucun maquilleur que j’ai rencontré dans ma longue carrière ne trouve tout ce dont il a besoin chez un seul fournisseur : vous devrez donc apprendre à connaître toutes les marques professionnelles, toutes les textures, tous les produits afin de pouvoir déterminer le plus approprié à un projet futur qui vous sera présenté. Si l’école ne vous enseigne que les produits de sa marque, cherchez dans les magasins spécialisés ou sur Internet des renseignements sur les autres marques et produits. Mais, bien entendu, vous n’utiliserez pas tout et ferez vite votre choix judicieux de matériel au fur et à mesure de votre expérience.

Une démonstration d'une journée ou un simple survol sans la pratique ne suffiront JAMAIS à faire de vous un maquilleur compétent. Pour ceux qui voudraient devenir maquilleur de cinéma, puisque c’est le thème de ce site et ma spécialité principale, je recommande un enseignement long, un an très concentré au moins, de préférence deux, afin d’avoir le temps de bien pratiquer et maîtriser toutes les techniques, y compris celles des autres disciplines, car personne ne réussit de chef-d’oeuvre du premier coup. De plus, cela vous permettra de passer plus de temps en documentation.

En tout état de cause, vérifiez si les maquillages enseignés dans l’école sont de la qualité de ceux que vous voyez sur les écrans de cinéma, et le cas échéant, estimez en quoi ils sont différents.

Les bases minimum à apprendre obligatoirement

Les maquilleurs américains étaient autrefois formés dans les studios des majors pendant 50 semaines de 5 jours de 10h (2500 heures !…) par an pendant deux ou trois ans, puis ils devaient passer un concours devant les représentants des autres studios et des syndicats de maquilleurs. Après quoi, s’ils avaient réussi leur test, ils étaient autorisés à prendre un film en charge. Bien entendu, ils avaient alors effectués largement l’équivalent de nos 3 stages et six assistanats, et connaissaient non seulement les techniques, mais la vie de plateau (qui ne s’apprend évidemment pas à l’école) et l’éthique du métier, ce dont on ne parle que peu ou pas du tout dans les écoles.

Le programme du concours était le même pour tous, et comportait les épreuves suivantes, chacune avec une durée limitée correspondante : naturel, beauté, pose et maquillage d’un faux crâne, une barbe au poil à poil, une blessure, un vieillissement avec les moyens du bord (sa boîte), un autre avec des prothèses (éventuellement perruques). Au jury, un représentant de l'Academy of Motion Pictures (celle des Oscars), du syndicat des maquilleurs, et des autres Majors, mais pas de l'école qui avait enseigné, pour garantir la réelle compétence technique professionnelle des candidats sans aucun favoritisme.

Il est souhaitable que tout candidat à devenir maquilleur de cinéma sache au moins faire cela. Il est aussi souhaitable aujourd’hui qu’il sache faire du body-painting et manipuler un aérographe. Vous devrez donc vous assurer que ces disciplines figurent au cursus standard de l’école de votre choix.

De plus, un certain nombre d’effets simples à réaliser à partir de sa boîte, sont indispensables à apprendre.

La fabrication des prothèses simples fera partie intégrante de ce cursus standard. La fabrication de prothèses plus élaborées, ou d’effets spéciaux, pourra faire l’objet d’un module complémentaire, indispensable pour ceux qui voudront acquérir un haut niveau dans le cinéma-spectacle.

Aux Etats-Unis, le concours test existe toujours aujourd'hui en 2009 pour les maquilleurs de cinéma et les syndicats américains y veillent très attentivement, ainsi que la très sérieuse Academy des Oscars. Il n'est pas exigé pour les futurs maquilleurs de mode ou de photos de beauté et de nombreux maquilleurs de body-painting exercent leur talent sans avoir toutes les qualifications requises pour faire du cinéma.

A propos des bases minimum, je vous recommande la lecture de ma chronique sur les différents maquillages au cinéma. Si vous ne maîtrisez pas correctement ces bases, il faut vous rapprocher d’une école qui les enseigne en module spécifique.

En outre, vous devrez commencer à apprendre le pourquoi du maquillage avant de penser au comment. Ceci fera l’objet d’une autre chronique : La préparation avant tournage.

Et aussi : après l'école, tout au long de votre carrière, vous devrez continuer à apprendre les nouvelles techniques et les nouvelles matières, et continuer à vous entraîner, même à vos frais (mais vous le ferez avec plaisir) pour ne pas rester figé et évoluer.

Ne manquez pas la suite de cette chronique : elle vaut le coup pour vous, surtout si vous êtes (ou voulez devenir) maquilleur, ici

Pour des raisons de mise en page, je suis obligé de couper cette chronique en deux, et vous renvoie sur la 2ème partie où je vous parlerai du bon usage d'un book utile, d'un site web, à qui s'adresser et qui contacter pour débuter, quelles démarches à faire après l'école, et enfin quelques conseils à garder tout au long de votre carrière…

N'hésitez pas à me contacter Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. si vous souhaitez d'autres informations personnelles ou laissez un commentaire ci-dessous.

A bientôt

16 Commentaires

  • Lien vers le commentaire Alain Folgoas Vendredi, 27 Janvier 2012 09:26 Posté par Alain Folgoas

    Bonjour Elise
    Merci pour votre compliment.
    Vous faites bien de penser vous former au maquillage de base avant les sfx, car il faut déjà savoir maquilleur et manipuler les outils pour faire de bons sfx, car on les conçoit toujours en fonction du maquillage final et de la façon de le faire. Donc, il faudra toujours en passer par le maquillage. Par ailleurs, il est très difficile de travailler dans le maquillage en ne faisant QUE les sfx.

    Oui, je connais l'école Méta de Stasbourg. Et, justement, vous pourrez y apprendre la beauté en première année et les sfx en seconde année. Il faut bien ces deux années car le maquillage nécessite du temps pour le découvrir, l'apprendre, le pratiquer, le maitriser, et enfin pouvoir le faire sans qu'il apparaisse comme du maquillage et que le personnage soit crédible. C'est donc une bonne idée de vouloir vous y inscrire. Vu leur niveau de réussite dans les concours internationaux (IMATS, Londres, 2e et 3e places chaque année depuis 5 ou 6 ans) on ne peut qu'être encouragé par le niveau de l'enseignement donné dans cette école.

    Lisez aussi l'article précédent sur "Les différents maquillages au cinéma" pour savoir quoi apprendre afin de pouvoir le faire sur un tournage.
    N'hésitez pas à me contacter directement pour d'autres informations personnelles.

  • Lien vers le commentaire Elise Mordret Vendredi, 27 Janvier 2012 00:28 Posté par Elise Mordret

    Bonsoir,
    Votre article est très interressant!!!! Et complet.
    Je souhaite devenir maquilleuse sfx, et suivre une formation chez meta a Strasbourg,mais apres avoir lu vos lignes , je me demande , s'il n'est pas plus judicieux de faire une formation sfx + option mise en beauté? Connaissez vous cette école?
    Merci d'avance
    Elise

  • Lien vers le commentaire Alain Folgoas Vendredi, 20 Janvier 2012 14:20 Posté par Alain Folgoas

    Bonjour M. B.
    Je suis très touché, humainement, de lire votre récit. Je ne connais malheureusement rien au monde de la B.D. mais j'ai la Maison des Illustrateurs au coin de ma rue à 50m. Ils pourront peut être vous renseigner ou vous orienter, je vous tiendrai au courant.
    Malheureusement, pareil pour la musique : je ne sais pas comment organiser des concerts. Pourquoi ne pas contacter un agent de spectacles ?
    Concernant le statut d'intermittent, il faut reconnaître qu'il n'est pas accordé d'emblée. il faut en effet avoir DÉJÀ travaillé 507h salariées (donc déclarées) d'une entreprise de production de spectacles dans les 10 mois précédents l'inscription pour y être accepté. Si vous débutez votre activité, je vous suggère de voir avec les agents du fisc et/ou de l'Urssaf comment vendre vos représentations : statut auto-entrepreneur (pas valable si vous avez des frais car ils ne sont pas déduits du chiffre d'affaires par le fisc et l'Urssaf et le revenu autorisé est si bas que vous ne pourriez pas faire beaucoup de représentations ou vous les faire payer assez cher) ou ouvrir une société de production. Vous mettre en production de spectacle demande un capital et une déclaration mais ça dépasse mes compétences.
    Concernant les nez et autres postiches faciaux, là est vraiment mon domaine de connaissances et d'activités, je suis prêt à en parler avec vous en privé (ici, c'est plutôt réservé aux cas généraux) quand vous voudrez pour vous guider et vous aider du mieux possible. Mais je crains que vous ne puissiez pas obtenir d'aides financières pour cela.
    A bientôt, peut être.

  • Lien vers le commentaire Bataille Vendredi, 20 Janvier 2012 12:21 Posté par Bataille

    bonjour ,je suis atterré de lire tout ce que vous dites sur le statut d'intermittent du Spectacle ,ce qui confirme bien ce que je pensait de la France ,ce statut n'est pas simple pour les techniciens du spectacle mais aussi pour les opérateurs directs (dessinateurs ,artiste)j'avais toujours un peu un rêve de faire du théâtre étant jeune ,mais à l'école ou dans ma famille on ne pouvais pas en parler sans qu'on me ri au nez ,j'ai longtemps crû aussi des sornettes sur ces métiers ,genre tu dois avoir un don pour être repéré ,comme si y'avais pas besoin d'écoles en fait !alors avant l'âge de 12 ans je me tordait le crâne pour comprendre comment on pouvais bien faire ce genre de métier ou débuter là dedans puis un jour je vais au grand théâtre de Tours et je demande comment faire pour faire un métier de ce secteur ,la secrétaire m'a répondu qu'il fallait le BAC ,très déçu je n'ai pas insisté puis à la 4 ème des collèges on me sort que je ne pouvais pas continuer !donc ça vouler dire pas de théatre possible et pas d'aviation ,pour moi vu que j'avais eu ce genre de conseils ,y'avait pas internet en 1971 ,j'ai donc abandonné tous mes réves mais je m'autodévalorisé tout le temps aussi avec une famille de fonctionnaires pas simple de s'affirmer ,quand il s'est avéré que mathématiquement parlant je n'avais pas de don précoses non plus ,au lieu de me proposer des activitées artistiques à la sortie de la 4ème on m'a donné une feuille ou il n'y avait que des CAp technique à décider en moins d'une heure ,en moins d'une heure au pif en fait l'éducation nationale m'a fait décider de ma vie !
    déçu de ne pouvoir faire du Théâtre ou de l'aviation j'ai pris mon stylo ,j'ai fermé les yeux et visait au pif la feuille et la liste ,c'est tomber sur mécano agricole ça m'a fait marrer et par curiosité j'ai voulu voir ce que c'était ,ça m'a plu un petit peu mais bon !..........
    j'ai pourtant Vu après dans la liste celui de mécano ,un CAP de déssinateur désigner alors j'ai voulu d'abord changer le destin et j'ai demandé à faire déssinateur désigner industriels
    je savait dessiner ,ils m'ont sorti que j'étais pas assez bon en maths pour faire dessinateurs là je n'ai pas compris pourquoi on me le refusait ???? ,en fait je postulait pour le seul CAP de dessin qu'on me proposer ,Dessinateur industriel sans penser aussi que cela peut aussi être une passerelle pour faire un autre coté du graphisme ,j'aurais dû insister mais à l'époque le monde d'adulte c'était pour moi l’inconnu et trop bien élevé je ne répondait pas aux adultes ,je me suis laisser faire presser par le second mari de ma mère qui disait ne pas avoir à faire que cela d'attendre car on avait été convoqué au collège pour juste une heure en gros quoi!!
    même pas une école de la BD à l'époque dans la liste hahahahahahaha je déssinait déjà sur tous mes cahiers comme Guy Degrenne sauf que je dessinait mes profs avec des corps très spéciaux
    Angoulême n'existait pratiquement pas ou pas je sait plus quand ce festival et son école s'est créer d'ailleurs ,les beaux arts personne ne m'avais parlé de ça comme filière non plus !bref à l'époque il fallait être étudiant pour faire ça
    la filière artistique apparemment en France est un cafarnaeum à dégouté tous les passionnés de ces années 1970 et j'ai l’impression que à part un CIO dans les collèges peu de choses ont changer pour aider les mômes à choisir sa vie !et rien n'est simple pour ces filières là(quand je vois mon fils )
    la Musique pareil le prof joue du piano et on apprenait la vie de JS bach alors que nous voulions apprendre à jouer de la guitare !
    moi c'est un gitan qui me l'a apprise !
    alors j'ai fait mécano pendant plus de 25 ans puis j'ai voulu faire un truc particulier du spectacle en trouvant en parraléle un boulot d'appoint !
    depuis 1996 j'éssaie de mettre ça au point entrecoupé de déménagement et pére plus d'un divorce
    en ce moment je veut toujours faire du spectacle mais je suis un peu sceptique!
    ,j'ai déssiné des personnages de BD que je veut aussi jouer sur scénes !
    la scéne j'en ai fait depuis 1978 en bénévoles régulièrement mais aussi dans les milieux militaires lors de Noels ou fêtes ,j'ai aussi fait une première partie de spectacle du bagad de lan Bihoué ,à l'époque j'imitais coluche ,j'avais ma propre salopette et un chapeau de flic !
    puis un jour je me suis dit que l'armée ne me plaisant pas je voulais faire autre chose ,quand je leur ai expliqué ce que je voulais faire et que je voulais faire du spectacle en reconverssion on m'a ri au nez ,aucune aide de reconversion possible !
    ,pour faire Maçon ,mécano ou autre métiers là y'avait tous les stages AFPA dispos et pas mal de chômage surement après !
    mais métiers du spectacle on ne m'a pas aidé ,donc je dois tout penser et acheté moi même !maintenant que mon fils veut s'associer avec moi j'ai dû retarder tout et tout repenser pour deux et ,je bute maintenant sur le statut d'intermittent ,je n'y comprend rien à ce truc et j'ai pas envie d'avoir d’ennuis administratif !
    on a répété tous un spectacle coordonné avec une bande dessinée que j'ai faite mais c'est là que je ne sait pas comment faire pour vendre mon spectacle !car le faire en bénévole ou amateur c'est facile !
    comment faire ça en autoentrepreneur ou le bon statut je ne sait pas !
    qui voir ????ANPE spectacle si on a pas le statut intermittent je crois qu'il ne veuillent pas nous voir !
    ce pays est débile ou quoi ???je vais commencer à le croire dans certains domaines on ne met que des batons dans les roues aux gens administrativement
    moi ma situation est encore plus particulière car étant ancien militaire (je n'en ai jamais eu l'âme en plus car j'étais rentré là pour réparer des études ratées ce qui me perméttez de faire un boulot spécifique et accrocher un diplôme que je ne pouvais avoir dans le civil !
    mécanicien avions si tu loupe la 3 éme tu ne peut pas rentrer à l'aviation civile et donc il ne reste que l'armée à l'époque et encore seulement la marine qui prenait des CAP à l'époque pour faire ce métiers j'ai eu de la chance !sauf qu'après c'était fouttu car les compagnies avec la crise du pétrole débaucher ou ne prenait personne !
    quelle perte de temps
    continuer à travailler dans ce domaine dans le civil quand ça s'était débloquer un peu ,après était pas simple car il te faut pratiquement payer de ta poche certains cours !je me suis renseigner les cours de spécialisation sur certains Avions )en fait le métier est plaisant mais je voulait voir autre chose et ce projet de BD et de spectacle me prenait ma passion ,à l'obssession j'ai fait une recherche avec un stage de motivation ,rien d'autre ne m'intérrésser à faire !je suis revenu à mon réve d'ado contrarié
    mettre au point les deux est pas simple ,car j'ai du faire des recherches artistiques sur moi même, ,j'ai déssinait des personnages que j'ai vu se déssiner dans les méandres des aspérités des pierre d'un murs de ma maison en bretagne!je ne les ai pas inventé c'est devenu comme une évidence qui m'est apparu
    après j'ai imaginé plusieurs histoires basé sur 48 pages comme les albums du commerce ,voulant passer par internet j'ai fait un stage sur Photoshop mais j'aurais plutôt dû en faire un pour la construction de site internet car je pateauge grave dans ce domaine !
    en fait mon truc est d'associé mes BD a mon spectacle j'ai fait deux ou trois BD au stade assez avancées !
    la mise au propre finale pour les faire publier n'est pas ce qui me préoccupe le plus pour l'instant !j'habite pas loin d'un groupement de déssinateurs qui m'y aideront
    j'ai dégagé des storyboard sur photoshop
    il me reste à fignoler les finitions de certains déssins !mais en ce moment je planche sur la mise au point du spectacle surtout car j'ai dû tout modifier en fonction de mon fils qui intervient !
    on associe de la musique dans le spectacle car mon fils est musicien avec un instrument spécifique !
    pour l'instant on a trois thémes de travailler et définit
    donc trois BD qui doivent s'associer à trois spectacles
    le seul pb que je me pose !c'est des peurs car je ne connais pas le milieux !j'ai été capable de jouer devant des scénes de 1000 personnes sur des bateaux ou des salles privés en Bretagne (mariages ,ou bals de ménagesen Touraine)j'ai fait des bœuf musicaux sur le porte Hélico Jeanne d'Arc
    j'ai fait le tremplin des artistes du saumurois notamment dans une grande salle de saumur!
    ce n'est pas ça le PB ,confronter le public n'est pas un PB même si ça plaît ou ne plaît pas mon spectacle ça peut être modifier améliorer !
    non maintenant le PB c'est l'administratif de tout ça et la recherche de lieu où se produire !
    comment faire quand vraiment tout sera au point !
    on va se rôder lors de Vide greniers au départ ce qui me permettra de montrer les bandes déssinées en même temps et aussi lors de la fête de la musique
    mais j'aurais aussi besoin de maquillage de scène
    j'avais fait un stage il y a bien longtemps ,alors puis je bénéficier de l'aide pour réaliser les postiches faciaux dont j'ai besoin ,y'a t'il un moyen ,simple pour me permettre de débuter mon spectacle quitte à vraiment être aidé par un pro comme vous si mon spectacle marche bien dans les Café Théâtre!

    merci de me répondre
    cordialement
    M B

  • Lien vers le commentaire Alain Folgoas Jeudi, 05 Janvier 2012 20:59 Posté par Alain Folgoas

    Bonsoir Marie,

    Vous n'avez pas laissé d'adresse pour répondre à vos questions personnelles, pourriez-vous m'écrire directement, svp ?

    Les diplomes américains ne sont pas plus reconnus en France qu'un autre certificat de scolarité français. Hélas, le métier n'est pas reconnu ni homologué, ainsi que je l'ai déjà expliqué longuement. Je vous invite à lire sur ce sujet dans les chroniques et les réponses déjà faites aux questions.
    Le "savoir faire français" est peut-être reconnu aux USA, mais seulement à très haut niveau, question marketting.
    Pour travailler aux USA dans le maquillage,quand on n'est pas américain, il faut répondre à de très nombreux critères. Comme j'ignore les vôtres, je ne peux répondre à votre question, désolé.
    J'ignore même, vous n'en dites rien, dans quelle branche du maquillage vous voulez travailler : maquillage-beauté ou cinéma-spectacle. Même aux USA, ces deux mondes communiquent assez mal, c'est regrettable mais c'est ainsi.
    Et où habitez-vous ? Il y a des écoles dans beaucoup de viles du Pays: les niveaux étant très variables en raison du manque de cursus national, vous pourriez être amenée à vous déplacer plus ou moins loin pour suivre une bonne formation.
    Donc je vous suggère de préciser vos demandes par mail direct et je vous y répondrai du mieux possible.

    Et j'invite tous les lecteurs de ces chroniques et de leurs commentaires à laisser une adresse (c'est prévu) pour la réponse au questions personnelles. La publication ici devant être réservée aux questions d'intérêt général.

    A bientôt à vous lire.

  • Lien vers le commentaire marie Jeudi, 05 Janvier 2012 18:09 Posté par marie

    Bonjour,
    Je me permet de vous contacter car je souhaite rentrer dans une école de maquilleuse professionnelle mais je me pose plusieurs questions ;
    Quelle est la meilleure école pour apprendre le métier ?
    Ne serait - il pas plus judicieux d'entrer dans une école aux USA étant donner que je souhaiterais travailler la bas ?
    Est ce que les diplômes Us sont reconnus en France ?
    Le savoir faire Français n'est - il pas rechercher dans ce genre de domaine ?

    Je vous remercie
    Marie.

  • Lien vers le commentaire Alain Folgoas Mercredi, 28 Décembre 2011 19:10 Posté par Alain Folgoas

    Bonjour Claire,
    Merci de cette question qui met le doigt sur un point ultra sensible.
    Si vous avez bien lu la section sur le statut dans l'article ci-dessus, vous ne serez pas surprise de ma réponse qui pourtant est surprenante :
    le métier de "maquilleur studio" n'est NI artisanal, NI libéral, pour la bonne raison qu'IL N'EXISTE PAS JURIDIQUEMENT.
    Il y a un trou béant dans la législation française actuelle, car "maquilleur" est à l'origine le terme désignant la personne qui fait les maquillages dans le spectacle, donc en «studio» ciné ou TV, tandis que le terme "esthéticien" désignait celui qui faisait les maquillages d'embellissement en ville. Depuis quelques années, certains plus intéressés par le maquillage que par les soins et les deux ans réglementés d'apprentissage de l’esthétique, se sont auto-proclamés "maquilleurs studio" en référence aux maquilleurs hollywoodiens (ceux-ci par ailleurs formés à toutes les autres techniques du maquillage de spectacle) et ont voulu faire du maquillage en ville (donc sans rapport avec le maquillage de studio - ça commence déjà à sentir comme de la publicité mensongère - sans être complètement esthéticienne qualifiée par un CAP, et ont commencé illégalement à vouloir facturer comme des artisans (comme les esthéticiennes ont le droit de le faire). Mais le métier de maquilleur n'est pas reconnu au Registre des Métiers des artisans, ni au Registre du Commerce des sociétés commerciales, puisqu'aucun cursus national n'y forme. La seule chose admise légalement est donc maquilleur salarié par une entreprise du Spectacle, avec contrat, bulletin de paie, charges, etc. Cela n'est pas pratique, j'en conviens, hors spectacle et beaucoup préfèrent facturer profitant d’un vide juridique et du «flou artistique» que tolèrent certains.
    Mais là, on sort du domaine du maquillage au cinéma qui nous occupe ici. Le statut d'auto-entrepreneur ne s'applique en principe pas au maquillage de spectacle où il est conseillé pour survivre de ne pas travailler gratuitement, même pour faire un édito dont le commanditaire est le seul à profiter.
    En attendant qu’un statut spécifique de maquilleur professionnel hors spectacle soit créé, je vous conseillerai donc de consulter un spécialiste du fisc, de l'Urssaf ou du droit du travail (le mieux étant de voir les 3 car les avis peuvent diverger…) pour voir dans quelle catégorie vous vous situez vraiment et faire préciser les contours juridiques de cette curieuse appellation "maquilleur studio" hors studios. Si vous travaillez en ville et à votre compte vous N’AVEZ PAS la qualification de maquilleur de spectacle.
    Je sais que ça va vous paraître énorme, mais dans l’état actuel des textes légaux, vous n’existez pas, pas plus que le titre pompeux,encore moins la qualification de «maquilleur studio». Or comme je vous réponds, c’est que vous existez et que je vous respecte assez pour vous dire tout ça.
    J'espère vous avoir été utile…
    Bien à vous

  • Lien vers le commentaire ikamkp Lundi, 26 Décembre 2011 22:08 Posté par ikamkp

    bonjour,
    je suis maquilleuse studio et souhaite passer autoentrepreneuse.
    je travaille sur les fashion week de milan, NY et paris mais faisant bcp d'editos gratuits le reste de l'anne, je ne gagne pas plus du seuil maximum de 32 000 euros/ an.
    je me suis deja bien renseignee, mais une seule information me manque et j'ai pense que peut etre vous sauriez...
    le metier de maquilleur studio est il artisanal ou liberal?

    je vous remercie d'avance

    claire

  • Lien vers le commentaire Alain Folgoas Samedi, 22 Octobre 2011 10:31 Posté par Alain Folgoas

    @ Stéphanie,

    Il faut actuellement 507 heures de travail salarié déclarées dans le spectacle dans les 10 mois précédent votre inscription pour être admise au statut d'intermittent. Le bulletin de paie délivré par l'employeur atteste qu'il a versé les charges sociales, donc payé votre cotisation. Dans le cas contraire (statut auto-entrepreneur, travail au black = pas de cotisation => pas d'indemnisation possible.

    Pour la suite avec Pôle emploi, voyez avec votre correspondant dans cette administration, il vous éclairera selon votre cas particulier.

    Je vous recommande la lecture de l'article suivant, vous comprendrez pourquoi je ne peux pas vous indiquer d' "entreprises", mais vous inviter à suivre les démarches indiquées.

    Et indiquez moi votre adresse mail pour les réponses personnelles.

  • Lien vers le commentaire stephanie Vendredi, 21 Octobre 2011 19:08 Posté par stephanie

    Merci infinnement d'avoir pris le temps de répondre à toutes mes questions!j'y vois un peu plus clair!Avez vous des entreprises à me conseiller afin que je postule en tant que maquilleuse pour que je puisse avoir le nombre d'heures et devenir intermittente?Combien d'heures faut il exactement?et comment cela se passe t'il après avec l' ANPE du spectacle?
    Cordialement,
    Stephanie

Laissez un commentaire

L'équipe de chroniqueurs

Alain Allan
Maquilleur Cinéphile
André David
Pigiste Cinéphile
Frédéric
Xavier
Scénariste Cinéphile

S'identifier