Sang-Hyun est un jeune prêtre qui va se porter volontaire pour tester un vaccin expérimental contre un virus mortel. L’expérience échoue et il ne doit la vie qu’à une transfusion sanguine d’origine inconnue qui va le transformer définitivement … en vampire.
Il va bientôt rencontrer un ami d’enfance ainsi que sa femme : un besoin irrépressible se fait alors sentir en lui face à cette femme…
Un film de vampire (un genre assez commun maintenant), asiatique (moins courant mais le traitement va le ramener néanmoins vers le vampire occidental) qui veut raconter beaucoup de choses et qui se perd en chemin à mon sens.
Vieux projet du réalisateur qui trouve enfin sa consécration.
Les thèmes centraux se retrouvent ici comme dans les autres œuvres de Chan-Wook : le péché et la rédemption.
On se dit qu’avec un prêtre-vampire : on a la donne parfaite ; en plus le prêtre est catholique, y’a tout là. Le thème est là, mais le développement est esquissé seulement.
L’histoire d’amour avec la femme – enfin l’adultère, semble être plus ce qui importe au réalisateur ; ce qui nous amène à une histoire à trois avec le mari. Assez commun, vous me direz ; même si notre vampire ne supporte pas cette situation, il a encore une certaine humanité
Des péripéties vont entraîner cette histoire d’amour dans des profondeurs plus sombres mais pas hyper originales : le sujet semble assez bateau, il me faut bien le dire. J’espérais plus de surprises, de risques.
Heureusement, visuellement, c’est mieux sans atteindre les sommets des ses œuvres précédentes : comme souvent pour les asiatiques, les plans sont rigoureux, presque parfaits, c’est une leçon.
Les pouvoirs du vampire donnent lieu à des scènes d’effets spéciaux, parfois inédites (et poétiques = une habitude dans les films asiatiques) mais aussi parfois très « matrixiennes » et ultra-numériques qui se voient beaucoup.
Ce sont les acteurs qui colmatent un peu l’ensemble pour donner une de vie à ce spectacle : en tête, Song Kang-Ho (qui jouait dans « Joint Security area », le film qui a révélé Park Chan-Wook au niveau international, mais aussi dans « Sympathy for Mr Vengeance » du même auteur, dans " The Host " et dernièrement dans « Le bon, la brute et le cinglé »). Acteur assez complet qui est à la fois sympathique, comique, émouvant. Il porte évidemment le film sur ses épaules.
La fille en est à son premier film, elle est jolie, le sera moins au fur et à mesure et son rôle prend une ampleur intéressante vers la fin (tragi-comique qui a des beaux moments mais aussi une légèreté pas très adaptée).
Un film qui m’a donc plutôt déçu même s’il y a de très beaux moments.
Acteurs: 7
Mise en Scène : 6
Montage / Effets Spéciaux : 6
Musique : 5
Photographie : 7
Scénario : 6
Note : 6,1
Note des internautes :
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