Nous ne parlerons pas d’un film mais plutôt d’un téléfilm, tant la paresse du filmage se confond à la mollesse du montage : bref, rien d’excitant dans l’image.
Comme souvent chez Soderbergh, c’est chiant au début et ça s’arrange pas : j’exagère, c’est mieux après…
J’avoue, j’ai rien compris au début, aux motivations du héros, aux méfaits de la société, aux envies du FBI : du blabla pas passionnant.
Une petite histoire bien ronronnante qui commence à prendre de l’intérêt quand tout explose du fait de notre héros : gaffeur comme pas possible ou alors, il le fait exprès. Mais dans quel but ?
Je suis gentil, je ne vous indique pas tous les rebondissements et il y en a.
Même si c’est une histoire vraie, cette partie a un aspect comique indéniable tant les renversements nous arrivent en pleine poire (surtout dans celle de la Justice américaine) avec un héros qui se déresponsabilise.
Mais il faut bien le dire : au final, tout cela n’est pas hyper passionnant.
Seul intérêt : les acteurs.
En premier lieu Matt Damon, acteur du type Ben Affleck, Keanu Reeves, Christian Slater : des acteurs fades, lisses qui ne me passionnent pas. Notre Matt a pris du poids pour le rôle et il nous fait une performance très acceptable mais pas mirobolante. 5ème collaboration avec le sieur Soderbergh : il est donc en pilotage automatique même si c’est la première fois qu’il est le personnage principal pour ce réalisateur. Il est drôle quand il faut ; on dirait que presque à ses dépens.
On retrouve Scott Bakula (et oui Sam Becket de « Code Quantum » ; Archer de la série « Enterprise » (l’avant Star Trek) et dernièrement père de Chuck de la série d’espionnage comique du même nom visible sur TF1) dans le rôle d’un agent du FBI qui va en perdre son latin.
Un film lent, mou, assez normalisé, paresseux d’un point de vue filmage : un pur Soderbergh en somme.
Faut aimer ; je m’en fatigue, je vous l’avoue !!
Mise en Scène : 4
Montage / Effets Spéciaux : 4
Musique : 4
Photographie : 5
Scénario : 6
Note : 4,6