C’est l’histoire d’une relation épistolaire sur 20 ans entre deux personnes habitant l’une en Australie et l’autre à New York : Mary est une fillette de 8 ans joufflue et solitaire et Max est une juif obèse de 44 ans atteint du syndrome d’Asperger. Relation entre 2 êtres abandonnés et souffrant.
A la vue de ce beau pitch, on ne va pas se marrer tous les jours. C’est vrai qu’Adam est un artiste très loin de Nick Park, le créateur de « Wallace et Gromit ».
N’empêche que techniquement, on sent le boulot d’orfèvre et le résultat est proche d’un Burton dans la noirceur d’antan (je rappelle désormais que Tim Burton est heureux aussi ses films n’ont plus autant la noirceur morbide de ses débuts même « Sweeney Todd »).
Un visuel peu enchanteur, plutôt porté sur des personnages grotesques visuellement.
Une animation moins action que pour les « Wallace et Gromit » mais très fluide néanmoins.
Une histoire et des personnages dont vous avez pu comprendre la teneur : c’est évidemment plutôt douloureux. Immédiatement l’ambiance m’a fait penser à un film de Spike Jonze scénarisé par Charlie Kauffman (voire même le film de ce dernier qui était un modèle de douleur et de tristesse) : les sujets, la crudité de la réalité et des sentiments voire des sensations. On rit pas trop (hormis mon voisin de derrière qui en était plutôt énervant vu son rire déjà et le contretemps qu’il apportait aux actes diffusés : psychiatriquement, je dirais qu’il avait un rire nerveux pour en pas en pleurer ; je lui prescris donc une castration chimique ainsi qu’un internement à vie pour la peine) mais on peut sourire du fait d’actions ou de paroles qui sont assez décalés.
Mais le rire n’est pas le propre de cette histoire (à défaut d’être de celui de l’Homme et donc de ce voisin qui crie désormais depuis que les infirmiers l’emmènent tout en l’électrocutant et en riant : c’est beau l’amour !!) ; les sensations et les sentiments qu’on ressent le plus, sont plutôt de la peine, de la compassion, de la tristesse pour ces 2 personnages peu épargnés par la vie.
Je sens également (car j’ai du pif et peut-être du hercule… mais si, elle est bonne) que la différence d’âge peut faire tiquer certains d’entre vous. Rassurez-vous, y’a rien de sexuel entre eux, d’ailleurs Max est plus proche d’un enfant au niveau intellectuel (ça vous rassure pas non plus !!!!!!!!!! ; je vous laisse avec votre conscience, je repars à ma chronique.).
Les thèmes abordés sont assez rares dans un film d’animation qui indéniablement de par ce fait, le range du côté « film pour adulte » (mais non !! pas porno, vous le faites exprès !!) ; plutôt intelligent, voire intello (comme Kauffman) mais les actes et les images sont tellement puissants au niveau du ressenti que la froideur intellectuel est dépassée pour atteindre plutôt notre affect. Assez fort donc pour un film d’animation.
Le point négatif est que le film est raconté par une voix off, pratiquement toujours présente et par là même très lourde. Oh que cela m’a gêné.
Une grande différence d’avec les productions « Wallace et Gromit » plus muette ; ici, une voix off trop explicative à mon goût à laquelle il faut rajouter nos héros qui lisent leurs lettres. Ça fait beaucoup. J’ai vu le film en VO ; en VF, le narrateur est Denis Podalydès ; l’ambiance en est-elle changé. Les voix des deux héros ont des interprètes fort connus mais qui disparaissent derrière leurs personnages : et ça c’est bien.
Mais en dehors de ça, le film est plutôt fort, ce n’est pas vraiment un divertissement pour oublier nos douleurs intérieurs mais plus un travail psychiatrique de bon aloi (moins cher que de voir un spécialiste) : vous aurez à la fin, la vision d’une vie avec la certitude qu’elle est d’une cruauté absolue.
Peut-être pas aussi noir et triste que le film de Kauffman « Synecdoche » mais remuant.
A la vue de ce beau pitch, on ne va pas se marrer tous les jours. C’est vrai qu’Adam est un artiste très loin de Nick Park, le créateur de « Wallace et Gromit ».
N’empêche que techniquement, on sent le boulot d’orfèvre et le résultat est proche d’un Burton dans la noirceur d’antan (je rappelle désormais que Tim Burton est heureux aussi ses films n’ont plus autant la noirceur morbide de ses débuts même « Sweeney Todd »).
Un visuel peu enchanteur, plutôt porté sur des personnages grotesques visuellement.
Une animation moins action que pour les « Wallace et Gromit » mais très fluide néanmoins.
Une histoire et des personnages dont vous avez pu comprendre la teneur : c’est évidemment plutôt douloureux. Immédiatement l’ambiance m’a fait penser à un film de Spike Jonze scénarisé par Charlie Kauffman (voire même le film de ce dernier qui était un modèle de douleur et de tristesse) : les sujets, la crudité de la réalité et des sentiments voire des sensations. On rit pas trop (hormis mon voisin de derrière qui en était plutôt énervant vu son rire déjà et le contretemps qu’il apportait aux actes diffusés : psychiatriquement, je dirais qu’il avait un rire nerveux pour en pas en pleurer ; je lui prescris donc une castration chimique ainsi qu’un internement à vie pour la peine) mais on peut sourire du fait d’actions ou de paroles qui sont assez décalés.
Mais le rire n’est pas le propre de cette histoire (à défaut d’être de celui de l’Homme et donc de ce voisin qui crie désormais depuis que les infirmiers l’emmènent tout en l’électrocutant et en riant : c’est beau l’amour !!) ; les sensations et les sentiments qu’on ressent le plus, sont plutôt de la peine, de la compassion, de la tristesse pour ces 2 personnages peu épargnés par la vie.
Je sens également (car j’ai du pif et peut-être du hercule… mais si, elle est bonne) que la différence d’âge peut faire tiquer certains d’entre vous. Rassurez-vous, y’a rien de sexuel entre eux, d’ailleurs Max est plus proche d’un enfant au niveau intellectuel (ça vous rassure pas non plus !!!!!!!!!! ; je vous laisse avec votre conscience, je repars à ma chronique.).
Les thèmes abordés sont assez rares dans un film d’animation qui indéniablement de par ce fait, le range du côté « film pour adulte » (mais non !! pas porno, vous le faites exprès !!) ; plutôt intelligent, voire intello (comme Kauffman) mais les actes et les images sont tellement puissants au niveau du ressenti que la froideur intellectuel est dépassée pour atteindre plutôt notre affect. Assez fort donc pour un film d’animation.
Le point négatif est que le film est raconté par une voix off, pratiquement toujours présente et par là même très lourde. Oh que cela m’a gêné.
Une grande différence d’avec les productions « Wallace et Gromit » plus muette ; ici, une voix off trop explicative à mon goût à laquelle il faut rajouter nos héros qui lisent leurs lettres. Ça fait beaucoup. J’ai vu le film en VO ; en VF, le narrateur est Denis Podalydès ; l’ambiance en est-elle changé. Les voix des deux héros ont des interprètes fort connus mais qui disparaissent derrière leurs personnages : et ça c’est bien.
Mais en dehors de ça, le film est plutôt fort, ce n’est pas vraiment un divertissement pour oublier nos douleurs intérieurs mais plus un travail psychiatrique de bon aloi (moins cher que de voir un spécialiste) : vous aurez à la fin, la vision d’une vie avec la certitude qu’elle est d’une cruauté absolue.
Peut-être pas aussi noir et triste que le film de Kauffman « Synecdoche » mais remuant.
Acteurs: 6
Mise en Scène : 8
Montage / Effets Spéciaux : 6
Musique : 5
Photographie : 8
Scénario : 7
Note : 6,6
Mise en Scène : 8
Montage / Effets Spéciaux : 6
Musique : 5
Photographie : 8
Scénario : 7
Note : 6,6