Il est des films qui donnent envie de vivre vieux !
Des histoires savoureuses, picaresques, où le naturalisme des paysages le dispute à l’optimisme des personnages et nous réconcilient avec l’idée même de vieillesse.
Il en fut ainsi des VIEUX DE LA VIEILLE de Gilles Grangier, de LA SOUPE AU CHOU signée Jean Girault, puis de COCOON du prolifique Ron Howard. Il en est ainsi aujourd’hui des PETITS RUISSEAUX, un joyau cinématographique, ciselé en artisan, amoureux de la vie, par le bédéiste Pascal Rabaté.
Aaaaaaoooooouuuuuuuhhhhhhh!!!!! Les loups-garous sont de retour dans les salles obscures ! Alors que la tendance actuelle est d'innover ou d'apporter des touches de modernisme dans les films de monstres (vampires, zombies...), Wolfman est unvrai retour aux sources avec son histoire se déroulant à la fin du XIXe. Ce film de costume, avec Benicio del Toro, se rapproche donc plus d'un Dracula de Coppola ou d'un Frankenstein de Kenneth Branagh, tout en conservant l'esprit violent et sauvage de la bête. Résultat : une très belle surprise.
Imaginez le conte de votre enfance… Imaginez le studio de réalisation de votre enfance… Imaginez la musique de votre enfance… Et maintenant… Imaginez-les tous ensemble… Bienvenue dans l’univers de La Princesse et la Grenouille !
Depuis une dizaine d’années, les fans pleuraient pour le retour du dessin à la main, ayant depuis longtemps soupé de la 3D qui, si elle leur avait semblé révolutionnaire dans Toy Story, les avait largement trahis depuis. Entre temps, ils se passaient avec nostalgie leurs vieux Disney, soupirant de mélancolie devant La Petite Sirène, Aladin et Le Roi Lion, se faisant peu à peu une raison que tout ce qu’ils avaient connu et aimé était désormais de l’histoire ancienne… Et bien non ! Ils peuvent à présent se réjouir à nouveau, car derrière ce dernier-né des Studios Disney se cachent d’authentiques humains, de véritables personnes avec de véritables feuilles et de véritables crayons et de tout ce qu’il y a de plus véritables gommes ! Ne cachez pas vos larmes, laissez-vous aller, nous avons tous eu l’œil humide en l’apprenant…
Après un King-Kong n’ayant pas vraiment convaincu malgré de très bonnes intentions et une réalisation menée d'une main de maître, Peter Jackson revient dans un registre différent, plus féerique. Moins médiatisés que ses derniers films, Lovely Bones pourra décevoir les spectateurs attendant un blockbuster spectaculaire et intense, comme le laisse présager la bande-annonce, voire le film de l’année. Malgré une mise en scène léchée, il s’agit plus d’un conte dramatique sur la famille et sur les rêves d’une jeune fille. Un résultat donc assez intimiste, mais grandiose, qui pourra rappeler sur plusieurs points un des premiers films de Peter Jackson : Heavenly Creatures.
Lorsque votre serviteur s'en alla gaiment regarder Sherlock Holmes, le film sorti récemment, c'était avec un sérieux a priori. Bah oui, casting de rêve, bons scénaristes, super compositeur de musique et sujet plus que très bien, il était logique d'en attendre beaucoup de ce film. La bande-annonce ayant achevé de mettre l'eau à la bouche de votre dévoué, ses espérances étaient dantesques. Mais tâchons de rester objectifs et de dégager le bon du mauvais...
Bienvenue à Zombieland est présenté comme LE film de zombies de l’année. Ce Road Movie horrifique, supposé redonner un coup de jeune au genre avec une bonne pointe d’humour et des personnages déjantés, a été encensé par la critique. Ce n’est pas un hasard qu’il a fait partie des films les plus attendus par les aficionados Européens. Et pourtant, malgré un début très prometteur, la sauce ne prend pas, et ce pays peuplés entièrement par des zombies perd peu à peu son intérêt.
L’Imaginarium du Docteur Parnassus est le dernier film de Heath Ledger, mort durant le tournage. La grande question était donc de savoir si sa présence serait le seul intérêt du film, surtout après le tapage médiatique et l’annonce de la présence de Johnny Depp, Jude Law et Colin Farell, pour remplacer Ledger dans certaines scènes et pour lui rendre hommage. Beaucoup de bruit qui peut forcément mettre en doute la qualité du film, d’autant plus que Ledger n’avait pas le rôle principal. La réponse est un grand NON. Si Ledger nous délivre une belle prestation, ce film, qui rappelle sur de nombreux points Brazil, est aussi féérique et délirant que brillant. Terry Gilliam nous prouve encore qu’il n’est pas un réalisateur comme les autres.
Une ville de province, vaguement située dans le Sud, mais où personne n’a d’accent ;
Un couple, soi-disant heureux, mais qui a l’air de se faire chier grave ; un grand-père sénile :
C’est le cadre réjouissant de cette histoire d’amour désabusée, où une institutrice remplaçante se glisse un bref instant dans la triste vie du héros, lui faisant entrevoir ce qu’aurait pu être le vrai bonheur.
Encore un Soderbergh après son très récent « Girlfight Experience » que j’avais jugé parfaitement inintéressant, inutile et totalement roublard. Le revoilà avec une histoire de semi espionnage tiré d’une histoire vraie et d’un bouquin « The informant : a true story » de Kurt Eichenwald publié en 2000.
J’y allais avec une certaine retenue vu que le cinéma et Soderbergh sont en éloignement constant ; Matt Damon ne m’attire pas (cinématographiquement parlant évidemment !!!) mais cela pouvait être une comédie acceptable (ça fait longtemps que Soderbergh ne sait plus faire une comédie – un signe qui aurait du m’alerter !).