“M le Maudit” est un parfait exemple des introductions de Fritz Lang, tant il concentre à lui seul tous les éléments du film. Non seulement il nous emmène au coeur de l’action mais il révèle une partie de l’intrigue grâce à un jeu habile entre le son et l’image.
Passé le générique sur fond noir, on peut entendre une comptine puis apercevoir en plongé une cour où dansent des enfants. La comptine semble être d’actualité, puisqu’elle parle d’un croque mitaine, qui vient s’emparer des enfants pour les mettre à mort.
Il s’en suit un panoramique de la caméra qui se termine en contre plongée sur la logeuse qui leur demande de se taire. Plus loin, on retrouve ce même personnage confiant son agacement à propos de la comptine à Mme Beckmann qui lui répond en contrechamps:
“Tant qu’on entend chanter les enfants on sait au moins qu’ils sont là”
En entrant dans l’appartement de Mme Beckmann nous entrons aussi dans la deuxième phase du prologue, en sachant qu’un tueur d’enfants erre dans les rues de Berlin.
Dès lors s’en suit une alternance d’actions montées en Cut nous montrant, d’une part la mère d’Elsie et de l’autre la fillette.
Passé le générique sur fond noir, on peut entendre une comptine puis apercevoir en plongé une cour où dansent des enfants. La comptine semble être d’actualité, puisqu’elle parle d’un croque mitaine, qui vient s’emparer des enfants pour les mettre à mort.
Il s’en suit un panoramique de la caméra qui se termine en contre plongée sur la logeuse qui leur demande de se taire. Plus loin, on retrouve ce même personnage confiant son agacement à propos de la comptine à Mme Beckmann qui lui répond en contrechamps:
“Tant qu’on entend chanter les enfants on sait au moins qu’ils sont là”
En entrant dans l’appartement de Mme Beckmann nous entrons aussi dans la deuxième phase du prologue, en sachant qu’un tueur d’enfants erre dans les rues de Berlin.
Dès lors s’en suit une alternance d’actions montées en Cut nous montrant, d’une part la mère d’Elsie et de l’autre la fillette.
Un gros plan le Coucou sonnant nous annonce qu’il est midi, son repris par une horloge au coeur de la ville.
Elsi traverse la ville, jouant avec son ballon, qu’elle fait rebondir sur une affiche annonçant la recherche du tueur. A ce moment l’action se ralentit dans un travelling jusqu’à se figer sur une image d’une affiche. Le son des rebonds du ballon insère un second rythme plus inquiétant, qui se poursuit une fois l’image arrêtée afin que les spectateurs puissent lire l’affiche annonçant l’enlèvement et le meurtre de deux enfants.
Soudain, l’ombre d’un homme coiffé d’un chapeau vient se découper sur l’affiche et le son de sa voix remplace celui du ballon:
“Quelle belle balle tu as là.
Comment t’appelles-tu?”
Nous voici de nouveau dans l’appartement de Mme Beckmann, qui prépare la soupe et jette un oeil sur l’horloge, gros plan annonçant midi trente. La mère inquiète se précipite dans les escaliers, toujours pas d’Elsie ! On entend le bruit des autres enfants en hors champs qui rentrent chez eux. Cut.
On entre dans le troisième mouvement du prologue. Reprise du procédé qui ouvre le film mais nous ne sommes plus dans une cour, mais en ville. On aperçoit le dos d’un homme qui siffle dans “Dans l'antre du roi de la montagne” en achetant un ballon à Elsie. Les deux personnages sortent par la droite de l’écran.
Retour sur la mère d’Elsie, elle aussi présentée de dos. On sonne mais ce n’est toujours pas Elsie. A son tour elle sort de l’écran par la droite et discute avec un livreur de journaux en hors champs.
Dès lors, le rythme s’accélère, les plans vont être de plus en plus courts et vont alternativement sur la mère d’Elsie et la fillette.
Plan sur l’escalier vertigineux et voix de Mme Beckmann en hors champs qui appelle sa fille. Elle rentre dans l’appartement, gros plan sur l’horloge qui indique à présent treize heure quinze. La mère de nouveau de dos appelant sa fille.
En voix off, la voix éraillée répétant le nom d’Elsie au rythme des plans présentant tour à tour les escaliers, un hangar où sèche un linge immaculé, l’assiette et la serviette attendant l’enfant.
Puis le silence, ou presque, la voix de madame Beckmann n’est plus qu’un murmure, ressemblant à un cri de loup. Une balle roule dans un champs et l’on aperçoit le ballon acheté plus tôt par Elsie et l’homme qui l’accompagnait pris dans des fils électriques.
Ainsi se termine le prologue de “M le Maudit”. Le décor et toute l’intrigue sont posés. Le spectateur est pris dans le rythme des images et du son qui s’entremêlent afin de créer une ambiance pesante. Le crime a eu lieu ; on le comprend et sans que Lang n’ait eu besoin de le montrer, il lui a suffit de jouer habilement avec le son et l’image… Et le son, on le comprendra plus tard est capital, puisqu’il va permettre de démasquer le meurtrier…
Elsi traverse la ville, jouant avec son ballon, qu’elle fait rebondir sur une affiche annonçant la recherche du tueur. A ce moment l’action se ralentit dans un travelling jusqu’à se figer sur une image d’une affiche. Le son des rebonds du ballon insère un second rythme plus inquiétant, qui se poursuit une fois l’image arrêtée afin que les spectateurs puissent lire l’affiche annonçant l’enlèvement et le meurtre de deux enfants.
Soudain, l’ombre d’un homme coiffé d’un chapeau vient se découper sur l’affiche et le son de sa voix remplace celui du ballon:
“Quelle belle balle tu as là.
Comment t’appelles-tu?”
Nous voici de nouveau dans l’appartement de Mme Beckmann, qui prépare la soupe et jette un oeil sur l’horloge, gros plan annonçant midi trente. La mère inquiète se précipite dans les escaliers, toujours pas d’Elsie ! On entend le bruit des autres enfants en hors champs qui rentrent chez eux. Cut.
On entre dans le troisième mouvement du prologue. Reprise du procédé qui ouvre le film mais nous ne sommes plus dans une cour, mais en ville. On aperçoit le dos d’un homme qui siffle dans “Dans l'antre du roi de la montagne” en achetant un ballon à Elsie. Les deux personnages sortent par la droite de l’écran.
Retour sur la mère d’Elsie, elle aussi présentée de dos. On sonne mais ce n’est toujours pas Elsie. A son tour elle sort de l’écran par la droite et discute avec un livreur de journaux en hors champs.
Dès lors, le rythme s’accélère, les plans vont être de plus en plus courts et vont alternativement sur la mère d’Elsie et la fillette.
Plan sur l’escalier vertigineux et voix de Mme Beckmann en hors champs qui appelle sa fille. Elle rentre dans l’appartement, gros plan sur l’horloge qui indique à présent treize heure quinze. La mère de nouveau de dos appelant sa fille.
En voix off, la voix éraillée répétant le nom d’Elsie au rythme des plans présentant tour à tour les escaliers, un hangar où sèche un linge immaculé, l’assiette et la serviette attendant l’enfant.
Puis le silence, ou presque, la voix de madame Beckmann n’est plus qu’un murmure, ressemblant à un cri de loup. Une balle roule dans un champs et l’on aperçoit le ballon acheté plus tôt par Elsie et l’homme qui l’accompagnait pris dans des fils électriques.
Ainsi se termine le prologue de “M le Maudit”. Le décor et toute l’intrigue sont posés. Le spectateur est pris dans le rythme des images et du son qui s’entremêlent afin de créer une ambiance pesante. Le crime a eu lieu ; on le comprend et sans que Lang n’ait eu besoin de le montrer, il lui a suffit de jouer habilement avec le son et l’image… Et le son, on le comprendra plus tard est capital, puisqu’il va permettre de démasquer le meurtrier…





