La plupart des films ne revendiquent rien de mieux que “divertir” ‒ même si à travers une comédie légère ou un mélodrame, le sujet vise un problème de société. Malgré cela, qu’il soit fort ou sibyllin, le message peut être soit mal interprété et créer une tension inattendue, soit être un outil de propagande passé totalement inaperçu.
Homophobie, misogynie… racisme, nationalisme… ou cigarette ! Question de point de vue.
Dix ans après le Projet Blair Witch, qui a lancé un nouveau style de film qu’on pourrait appeler le «journal d’horreur» ou «le film de bord», l’essai a été retenté et été mis dans le mille. Paranormal Activity, que le public français peut admirer depuis la semaine dernière, œuvre sortie de l’esprit de Oren Peli, s’avère être un des jackpots les plus inattendus de 2009 : presque 110M$ de recettes aux U.S. pour un film qui a coûté 11000$ en production permettra au réalisateur de plancher sur son prochain film Area 51 (source : allocine.com). Comme de nombreux spectateurs, je suis sorti quelque peu dubitatif, de ce fait, j’ai décidé de m’atteler à un décryptage synthétique de ce film à travers certains points de l’écriture, la réalisation et la production.
Pour faire le film (6 mois de tournage) la seule “équipe caméra” comptait 41 techniciens, mais pour réaliser l’ensemble des effets visuels 120 ont été nécessaires… et plus de 70 autres pour la partie purement artistique (peintres et designers) ; tandis qu’au son (de sa prise directe aux mixages) ils étaient environ une cinquantaine.
Tout est parti d’un livre, écrit par Chuck Palahniuk (éditions Gallimard).
Sorti en France le 10 novembre 1999, FIGHT CLUB s’inscrit plus que jamais dans l’actualité, 10 ans après.
Rappelez-vous le jour où vous êtes allé voir Being Malkovitch ? Vous ne saviez presque rien de l’intrigue, et tout à coup vous rentriez dans ce monde où dans les bureaux de l’étage 12,5 se trouvait un tunnel qui menait dans la tête de John Malkovitch. L’auteur de cette histoire brillante était Charlie Kaufman. Enfin un scénariste qui osait nous mener en terrain inconnu ! Enfin un scénariste dont la bible n’était pas écrite par Robert McKee ! Qui avait pu ouvrir la boite de pandore de cette imagination là ? Bunuel et Dali, David Lynch, Franz Kafka, Philip K Dick (Kaufman a écrit une adaptation de A Scanner Darkly de K Dick qui n’a pas été produite) !
Dans son scénario Adaptation il mettait en scène son travail d’écrivain, et si le film en lui-même pouvait être parfois bavard et maladroit, le discours n’en était pas moins brillant !
Sinecdoche New York est sa première réalisation. Et comme dans ses autres films on ne sait pas où cela va mener.