Le jeune enfant d’un couple se tue en se défenestrant. La mère n’arrive pas à surmonter sa peine. Son mari, psy, l’emmène dans un chalet isolé en forêt : il a eu une mauvaise idée…
J’aime beaucoup ce réalisateur, pour ses qualités visionnaires de cinéaste ainsi que pour son sens de la provocation.
D’après Cannes, on a tout entendu, film très sexuel avec scènes explicites, des scènes ultra-violentes ; bref, je ne pouvais pas laisser passer, je devais me sacrifier pour voir ça (vous pouvez envoyer des dons, merci !!!).
Je suis déçu… pas par le visuel, plus par le fond bien restrictif et engoncé là aussi dans des délires catholico-protestants.
2 personnages uniquement donc tout doit passer émotionnellement par eux ; j’avoue que l’on n’est pas très affecté par leur douleur (cela doit venir de la mise en scène de Lars qui est trop lyrique pour la mort de l’enfant car rien à dire sur le jeu des acteurs).
Le côté Antichrist, jardin d’Eden, Enfer sur Terre : symboliquement, c’est trop évident, on n’y croit pas une seule seconde et c’est donc un mélange psychologie de bazar + du religieux hystérique. Si Lars se donne comme maître Tarkovski (et quel maître), là faudrait plutôt voir du côté Zulawski avec l’hystérie qui frappe de plus en plus le personnage de Charlotte.
J’ai donc été totalement imperméable à cette histoire, ce qui affaiblit évidemment le film. Reste 2 choses.
Les acteurs, Willem Defoe (qui retrouve Lars pour la seconde fois après « Manderlay »), toujours parfait et Charlotte Gainsbourg qui nous fait une prestation assez incroyable quand on connaît la timidité, la fragilité de l’actrice : elle explose d’une violence peu commune.
Mais. Faute à un script véritablement intéressant, leurs personnages sont un peu vides, heureusement qu’il sont bons.
Par contre là où c’est monumental, c’est le visuel. On a l’impression de revenir à « Element of crime » (son premier film) tant l’image est exceptionnelle, filmée avec la caméra HD « la Red ». Nous avons donc plusieurs scènes où les plans sont d’une beauté infinie en particulier la mort de l’enfant au moment où les parents s’oublient dans les plaisirs du sexe et tout ça au ralenti comme d’autres scènes permettant de voir des détails comme la chute de corps (comme des gouttes d’eau, glands : pas un hasard à mon avis).
Des scènes proche de tableaux de maître.
Pour le scandale : un petit va et vient dans la première scène ; une masturbation avec éjaculation de sang ; et excision. J’espérais plus…
Pas le choc que j’attendais ; mais des images qui resteront néanmoins donc du cinéma en sorte.
J’aime beaucoup ce réalisateur, pour ses qualités visionnaires de cinéaste ainsi que pour son sens de la provocation.
D’après Cannes, on a tout entendu, film très sexuel avec scènes explicites, des scènes ultra-violentes ; bref, je ne pouvais pas laisser passer, je devais me sacrifier pour voir ça (vous pouvez envoyer des dons, merci !!!).
Je suis déçu… pas par le visuel, plus par le fond bien restrictif et engoncé là aussi dans des délires catholico-protestants.
2 personnages uniquement donc tout doit passer émotionnellement par eux ; j’avoue que l’on n’est pas très affecté par leur douleur (cela doit venir de la mise en scène de Lars qui est trop lyrique pour la mort de l’enfant car rien à dire sur le jeu des acteurs).
Le côté Antichrist, jardin d’Eden, Enfer sur Terre : symboliquement, c’est trop évident, on n’y croit pas une seule seconde et c’est donc un mélange psychologie de bazar + du religieux hystérique. Si Lars se donne comme maître Tarkovski (et quel maître), là faudrait plutôt voir du côté Zulawski avec l’hystérie qui frappe de plus en plus le personnage de Charlotte.
J’ai donc été totalement imperméable à cette histoire, ce qui affaiblit évidemment le film. Reste 2 choses.
Les acteurs, Willem Defoe (qui retrouve Lars pour la seconde fois après « Manderlay »), toujours parfait et Charlotte Gainsbourg qui nous fait une prestation assez incroyable quand on connaît la timidité, la fragilité de l’actrice : elle explose d’une violence peu commune.
Mais. Faute à un script véritablement intéressant, leurs personnages sont un peu vides, heureusement qu’il sont bons.
Par contre là où c’est monumental, c’est le visuel. On a l’impression de revenir à « Element of crime » (son premier film) tant l’image est exceptionnelle, filmée avec la caméra HD « la Red ». Nous avons donc plusieurs scènes où les plans sont d’une beauté infinie en particulier la mort de l’enfant au moment où les parents s’oublient dans les plaisirs du sexe et tout ça au ralenti comme d’autres scènes permettant de voir des détails comme la chute de corps (comme des gouttes d’eau, glands : pas un hasard à mon avis).
Des scènes proche de tableaux de maître.
Pour le scandale : un petit va et vient dans la première scène ; une masturbation avec éjaculation de sang ; et excision. J’espérais plus…
Pas le choc que j’attendais ; mais des images qui resteront néanmoins donc du cinéma en sorte.












