Mercredi, 10 Février 2010 09:44

Scream : La Nouvelle Trilogie du Saigneur des Ados Favori

Scream, création de Wes Craven immédiatement sacralisée à sa sortie en 1996, est de retour  quatorze ans plus tard. Le boogeyman semble amorcer avec cette nouvelle trilogie un nouveau départ et il en profite pour se débarrasser en route de nombreux éléments ayant contribué à son succès passé. Du changement dans la continuité ?

 

Dès sa sortie, Scream remporte un beau succès commercial et gagne divers prix dans des festivals de cinéma fantastique. La critique et le grand public ré-apprennent le nom de ce cinéaste vétéran chevelu et barbu : Wes Craven. Scream marche parce qu'il porte un regard distancié sur les classiques du genre comme par exemple Halloween de John Carpenter. Malheureusement, s’il a relancé avec succès le genre du slasher movie, il lui a également imposé une descendance impressionnante et souvent très médiocre allant de Souviens-toi l'été dernier à Urban Legend en passant par Cut.

 

Pour ceux qui l'ignore, l’univers de Scream tourne autour de Sidney Prescott (Neve Campbell), Gale Weathers (Courteney Cox) une ambitieuse reporter et de l'agent Dewey Riley (David Arquette) qui sont entraînés dans des scénarios mortellement ingénieux où personne n'est à l'abri et où tout le monde est suspect. Ils sont persécutés par des serial-killers s'inspirant des plus grands films d'horreur pour exécuter leurs crimes. Dans les nouveaux films, dont le 4e volet sortira en fin d'année 2010, le trio pensaient recommencer une nouvelle vie à Woodsboro (Gale et Dewey sont désormais époux et parents) et oublier leur douloureux passé entaché de meurtres sanglants. Mais comme le dit l'affiche promotionnelle du film, "Nouvelle décennie, nouvelles règles".

 

Sur le net, les suppositions vont bon train quand à la survie de nos héros. Il serait un peu gonflé de la part du scénariste Kevin Williamson de se débarrasser de Sidney Prescott dès l'ouverture du film. Tuer ce personnage à cet instant de l'histoire peut s'avérer périlleux et à double tranchant. Certes, le film frappe fort d'entrée et marque l'histoire de la série d'une pierre blanche mais prend un risque incalculable concernant le récit à venir puisque le ou les assassins n'auront plus aucune motivation au moment où le cadavre de la jeune femme touchera le sol. Reste une Gale Weathers égale à elle-même. Belle et charismatique, la journaliste sans scrupule est, comme son mari Dewey, en passe de devenir les véritables héros de l'histoire, contrairement aux derniers autres slashers en date qui sacralisaient des pouffes sans intérêts.

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