Durant l’occupation, un groupe réunissant diverses nationalités se crée autour d’un poète arménien, Missak Manouchian. L’armée allemande et la police française vont tout faire pour faire tomber ce réseau. Une lutte à mort s’engage.
Un gros film pour Guédiguian qui n’a jamais travaillé avec un tel budget ; un film long (2h20) ; bref, cela s’appelle un blockbuster à la française et on dit souvent que les blockbusters américains sont boursouflés et bien c’est le cas ici aussi.
Le film doit à la fois montrer la création du réseau, ses faits d’armes et sa chute (et oui spoiler) : faut donc speeder.
De plus, il y a beaucoup de personnages.
Et en plus, il y a un maître étalon inégalé pour l’instant : « L’armée des ombres » du grand Jean-Pierre Melville.
Ce qui m’ennuie le plus dans le film, c’est qu’il manque énormément de passion, c’est très scolaire, bien cloisonné dans ses petites cases ; le film est long mais pourtant, on ne perçoit que peu de détails des hauts faits d’armes de ce réseau (on ne le verra qu’au générique avec des éléments d’archives) : on ne ressent donc pas son importance ; par contre, on perçoit plus la réaction des ennemis.
Je ne voulais pas un film d’action à la « 12 salopards » mais j’aurais aimé être plus en immersion avec le réseau.
Rythme mou mais bon avec Guédiguian, je ne m’attendais pas non plus à du Michael Bay : mais pas de suspense, d’élan lyrique ou je ne sais quoi.
Réaliste ? Je n’en suis pas certain non plus.
Je ne sentais pas le danger, la peur, la mort par rapport à « L’armée des ombres ».
En fait il y a plus un côté romanesque voir romantique qui ne m’a pas enthousiasmé ; c’est un peu la guerre comme mai 68 (c’est l’impression générale que j’ai ressenti).
Bonne reconstitution de l’époque ; filmage sans grande volonté visuelle ; c’est assez plat.
Resterait donc les acteurs qui sont plutôt bien : en tête, Simon Abkarian (qui pourrait être le personnage de par ses origines) ; Virginie Ledoyen (toujours aussi mimi) ; Robinson Stévenin énergique ; évidemment Ariane Ascaride (la femme du réalisateur) et jean-Pierre Daroussin (en petit français méprisable et flic de surcroît) comme dans chacun des films de Guédiguian.
Le sous-film est sûrement plus intéressant : cela parle de politique évidemment, de communisme ; de racisme (bien plus prononcé et haineux à l’époque et tout à fait légal même revendiqué).
Mais comme je disais : ça fait livre d’Histoire que vous ouvrirez à la page 54 et vous lirez en silence.
C’est pas désagréable mais incomplet ; mal assortis ; artificiel.
Mieux que « Lucie Aubrac » : je ne sais pas ; je pense que c’est dans un même registre.
Non, c’est très loin de « L’armée des ombres », le plus grand film sur la Résistance.
Acteurs: 7
Mise en Scène : 6
Montage / Effets Spéciaux : 5
Musique : 5
Photographie : 6
Scénario : 5
Note : 5,6
Note des internautes :
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