La plupart des films ne revendiquent rien de mieux que “divertir” ‒ même si à travers une comédie légère ou un mélodrame, le sujet vise un problème de société. Malgré cela, qu’il soit fort ou sibyllin, le message peut être soit mal interprété et créer une tension inattendue, soit être un outil de propagande passé totalement inaperçu.
Homophobie, misogynie… racisme, nationalisme… ou cigarette ! Question de point de vue.
Héros négatif, sans qualité héroïque, solitaire, cynique et égoïste, l'antihéros fait parfois preuve de compassion et d’humanité. Dans un cadre futuriste, souvent post-apocalyptique, c’est le genre de personnage qui, sans destin ni idéal, n’envisage même plus l’avenir de façon pessimiste. Il n’attend plus rien du monde qui l’entoure, et le temps d’un épisode de sa vie (la durée du film) il se fait malgré lui le justicier d’une poignée de bonnes âmes impuissantes, face à des monstres ou osant tenir tête à des oppresseurs immoraux, jusqu’à être intraitable avec des personnages plus méchants que lui. Et finalement, jusqu’à devenir un héros.
Pour faire le film (6 mois de tournage) la seule “équipe caméra” comptait 41 techniciens, mais pour réaliser l’ensemble des effets visuels 120 ont été nécessaires… et plus de 70 autres pour la partie purement artistique (peintres et designers) ; tandis qu’au son (de sa prise directe aux mixages) ils étaient environ une cinquantaine.
Tout est parti d’un livre, écrit par Chuck Palahniuk (éditions Gallimard).
Sorti en France le 10 novembre 1999, FIGHT CLUB s’inscrit plus que jamais dans l’actualité, 10 ans après.
Moscou, début des années 1980… La guerre froide.
Un colonel du KGB déçu par le régime de son pays, décide de faire tomber le système en remettant des informations extrêmement confidentielles aux services secrets occidentaux, par l’entremise d’un jeune ingénieur français en poste à Moscou. Homme sans histoire, ce dernier est entraîné malgré lui dans une affaire d’espionnage, mettant en péril sa sécurité et celle de sa famille. Au début réticent, lui qui n’a rien d’un espion finit par tisser une amitié singulière avec le colonel, et va toujours plus loin. Jusqu’au point de non retour.
Le silence des agneaux et SEVEN sont deux exemples emblématiques, car ils ont donné une pléthore de plagiats détournés, de plus ou moins bonne qualité (COPYCAT de Jon Amiel, 1996 ; LE COLLECTIONNEUR de Gary Fleder, 1997 ; RESURRECTION de Russell Mulcahy ; BONE COLLECTOR de Philip Noyce, 1999 ; THE WATCHER de Joe Chabarnic, THE CELL de Tarsem Singh, 2000), autant d’exemples qui ont tenté d’exploiter un registre dont le sommet avait déjà été atteint.
Voilà bien un film populaire en France, qui a aujourd'hui la particularité d'être connu d'une ou deux générations de spectateurs, qui ne l'ont vu qu'à la télévision ! Sorti le 9 avril 1975, on ne compte plus ses rediffusions sur les canaux hertziens. Et il doit sa popularité principalement grâce à Jean-Paul Belmondo, dont le rôle du commissaire Letellier a été taillé sur mesure, mais aussi grâce au savoir-faire de Henri Verneuil qui dans l'ombre de la star, était un faiseur de films à succès et de qualité. L'alliance de ces monstres sacrés du cinéma français, garantissait la réussite du film.
Présentés comme étant filmés par les personnages de l'histoire, façon amateur (mouvementé et désordonné), CLOVERFIELD, REC, LE PROJET BLAIR WITCH, sont des faux documents-témoignages, peut-être fondateurs d'un nouveau genre. Sous l'ère Internet, des caméras HD et même des mini-clips filmables depuis un téléphone portable, est né un nouveau style de narration cinématographique, en phase avec son époque. Cela donne des films à caractère catastrophique propices aux émotions fortes. Reste à savoir si ce genre inspirera longtemps les imaginations les plus fertiles.