Valérie Cadière

Valérie Cadière

Le cinéma comme disait Truffaut est comme un train qui voyage dans la nuit. Il file… et tout est fluide. Je vous le citerai bien mot à mot mais j’ai prêté mon DVD de la Nuit Américaine. Il avait raison : le cinéma fait parti de la nuit et de ces mystères. Rien de plus violent que de sortir d’une salle pour se brûler les yeux à un soleil éclatant ! C’est une cérémonie qui s’opère dans le silence et l’obscurité, sur un écran géant ! Un de mes professeurs disait que ce qui se passe dans notre corps, dans notre esprit lorsque nous sommes dans la salle obscure est une aventure psychique individuelle, et que le seul film qui existe véritablement est celui que l’on se fait en comblant les ellipses ! Le temps cinématographique est elliptique et c’est là que se trouve notre esprit, c’est là qu’il peut vagabonder à son aise et si prés de son subconscient, c’est une hypnose consentie que les maîtres nous accordent. Et quel est le sujet de prédilection du cinéma : le désir ! Les femmes fatales, Louise Brook, Marlène Dietrich, Marilyn Monroe… Les hommes félins : Mitchum, Bogart, Cary Grant…Mon obsession pour les images mouvantes, a commencé avant le langage, et je suis devenue cinéphile lorsque j’ai entamé (sans suivre le flot des sorties cinématographique ou des diffusions télévisées) la compilation systématique de classiques. Ça a commencé avec Hitchcock, le meilleur grammairien, l’auteur que même les cinéphobes couronnent. Puis les bandes annonces du cinéma de minuit m’ont attirées vers Fellini, le Cinéma de minuit et son superbe et éternel générique... jouant des baisers cinématographiques et de leur éternité dans l’instant. Puis par Ouï dire j’enregistrais Opening Night de Cassavetes, et avant de savoir quoi que ce soit sur cet auteur, malgré ou à cause de sa violence et de sa complexité je l’avais vu 1000 fois… Je commençais à sérieusement saouler toute ma famille en squattant le magnétoscope. Il faut dire qu’Opening Night mêle mes deux passions : le cinéma et le théâtre. Hé oui si j’ai fait des études universitaires de lettres puis de ciné, j’ai suivi pendant 8 ans des cours de théâtre avec de professeurs membres ou affiliés à la méthode de l’Actors Studio !Je suis une actrice, une actrice cinéphile… voilà qui je suis !

URL site internet: http://www.silverparticules.blogspot.com

Lundi, 28 Septembre 2009 02:42

Mad Men

Mad Men est la série, la plus sophistiquée et la plus sexy jamais crée pour la télévision .Elle ne cède rien à la facilité, ni la complexité des personnages, ni les intrigues. Rien n’est explicité et elle agit comme une fleur vénéneuse, une merveille du temps passé sortie intacte des années soixante. Et malgré cela Mad Men devient lentement mais sûrement un phénomène de société aux USA. Cela donne espoir en l’humanité, non ?
Samedi, 22 Août 2009 20:16

Nurse Jackie

Edie Falco, a longtemps été connue pour son seul personnage de Carmela Soprano, dans la série de HBO The Sopranos. L’impact qu’elle a eu sur la série a été si important que tout le monde attendait avec impatience le projet dans lequel elle serait la star.

Voici donc Nurse Jackie, pour Showtime, dont la diffusion de la première saison vient de s’achever aux Etats-Unis et arrivera bientôt (on l’espère) en France.

Samedi, 08 Août 2009 08:47

Fringe

Nick Cohn lorsqu’il écrivait sur la pop en 1968, disait que le rock véritable ne pouvait être dut qu’à la poussée hormonale et énergétique de l’adolescence, que tout le reste ne participait pas au « Now ». Je ferais une remarque analogue sur les séries : celles qui font vibrer nos vies sont seulement celles qui sont puissamment addictives.
Mardi, 21 Juillet 2009 16:55

Sinecdoche New York de Charlie Kaufman

Rappelez-vous le jour où vous êtes allé voir Being Malkovitch ? Vous ne saviez presque rien de l’intrigue, et tout à coup vous rentriez dans ce monde où dans les bureaux de l’étage 12,5 se trouvait un tunnel qui menait dans la tête de John Malkovitch. L’auteur de cette histoire brillante était Charlie Kaufman. Enfin un scénariste qui osait nous mener en terrain inconnu ! Enfin un scénariste dont la bible n’était pas écrite par Robert McKee ! Qui avait pu ouvrir la boite de pandore de cette imagination là ? Bunuel et Dali, David Lynch, Franz Kafka, Philip K Dick (Kaufman a écrit une adaptation de A Scanner Darkly de K Dick qui n’a pas été produite) !

Dans son scénario Adaptation il mettait en scène son travail d’écrivain, et si le film en lui-même pouvait être parfois bavard et maladroit, le discours n’en était pas moins brillant !

Sinecdoche New York est sa première réalisation. Et comme dans ses autres films on ne sait pas où cela va mener.
Mardi, 14 Juillet 2009 18:07

En Analyse/ In Treatment

Les séries contrairement aux films fonctionnent sur la longueur et en prenant en compte l’altération ou le progrès qu’offre l’élément temporel. Pour l’amateur de série, celles-ci sont des vies parallèles à la sienne qu’il peut pratiquement suivre au même rythme que sa propre existence et qui lui font écho. Elles proposent une vision à plus grande échelle de la vie, dans laquelle la sienne peut avoir une place !

Lundi, 06 Juillet 2009 04:53

Tempest de Paul Mazursky

S’attacher à des films mal aimés ou relativement inconnus est à la fois douloureux et magique. Cela donne l’impression de faire partie des Happy few dont parlait Stendhal ! Dans ma dernière critique j’écrivais que parfois on venait à un film par son ou ses acteurs. Quelque part c’est assez injuste pour la mise en scène et le scénario, mais le cinéma a été élevé à Hollywood, au star system et notre vision du monde aussi !

Mercredi, 01 Juillet 2009 04:47

Tapeheads

Film culte veut sortir de l'anonymat !!!

Si la mort de Michael Jackson, nous a rappelé quelque chose c’est que c’est par lui que le vidéo clip est devenu un incontournable de la culture pop. En 1988 un petit film avec deux futures grandes stars du cinéma international nous mettait devant l’évidence : l’image était l’avenir de la musique ! Ce film s’appelle Tapeheads (têtes de lecture), il est de Bill Fishman. Voici un opus inconnu en France et culte dans le monde anglo-saxon !

 

Vendredi, 19 Juin 2009 06:17

True Blood

Ça commence fort, sexy et humide : Des accords rêches de guitare, et la voix caverneuse de Jace Everett nous en promet pour la bande son ; pour l’image un clip fait d’alligators, de corps en décomposition, de joueurs de blues et de danseurs white trash, suis lascivement et violemment la « musique du diable »!
Cette série est le bébé d’Allan Ball, génial créateur du chef d’œuvre télévisuel: Six Feet Under !

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